Tickets restaurant Excel - Modèle gratuit
Modèle Excel pour suivre les tickets restaurant par salarié, mois, service, valeur et parts employeur et salarié. Pour TPE et PME.
Ce modèle Excel de suivi des tickets restaurant sert à contrôler, chaque mois, les jours travaillés, les tickets attribués, leur valeur unitaire et la répartition entre employeur et salarié. Il contient les onglets Suivi Tickets Resto, Employés et Statistiques pour centraliser les données de votre entreprise.
L'onglet Suivi Tickets Resto (image 1) présente les colonnes Nom Employé, Service, Mois, Jours travaillés, Tickets attribués, Valeur unitaire (€), Part employeur (€) et Part salarié (€). Les onglets Employés (image 2) et Statistiques (image 3) complètent l'organisation du fichier.
Les principaux avantages de ce modèle Excel RH
- Suivre chaque salarié avec son nom, son service, son mois de référence et ses jours travaillés.
- Comparer immédiatement le nombre de tickets attribués avec les jours effectivement travaillés.
- Distinguer la part employeur et la part restant à la charge du salarié pour chaque titre.
- Conserver une valeur unitaire homogène, par exemple 8,50 € dans les lignes d'exemple.
- Préparer la vérification mensuelle des commandes avant la clôture de paie.
- Centraliser les informations de 5 salariés dans l'exemple et étendre le tableau à une TPE ou une PME.
- Repérer plus vite les écarts entre présence, tickets remis et participation financière.
Guide pas à pas
- Étape 1 — Ouvrez l'onglet Suivi Tickets Resto et repérez les colonnes déjà structurées. Les cinq lignes d'exemple montrent le niveau de détail attendu pour chaque salarié.
- Étape 2 — Remplacez les noms, services et mois d'exemple par les données de votre équipe. Saisissez un salarié par ligne pour conserver une lecture fiable.
- Étape 3 — Renseignez les jours travaillés du mois, en excluant les jours d'absence qui ne donnent pas droit à un titre-restaurant.
- Étape 4 — Indiquez le nombre de tickets attribués et contrôlez qu'il correspond aux jours éligibles. Par exemple, 18 jours travaillés doivent normalement conduire à 18 tickets.
- Étape 5 — Saisissez la valeur unitaire en euros et vérifiez la répartition entre part employeur et part salarié. L'exemple utilise 8,50 €, répartis à parts égales entre 4,25 € et 4,25 €.
- Étape 6 — Consultez l'onglet Employés (image 2) pour organiser les informations du personnel, puis l'onglet Statistiques (image 3) pour exploiter la vue synthétique prévue par le modèle.
- Étape 7 — Enregistrez une copie par mois après contrôle avec la gestionnaire de paie. Conservez les justificatifs de commande et la version validée avec les données du fichier.
Fonctionnalités incluses
Qui utilise un modèle Excel pour le suivi des tickets restaurant
Une tâche souvent portée par l'assistante RH
Dans une SARL de 12 salariés, l'assistante RH récupère généralement les absences auprès des managers, vérifie les jours travaillés et prépare la commande mensuelle. Le modèle évite de rechercher ces informations dans plusieurs courriels : une ligne associe directement Marie Dupont à la Comptabilité, au mois de janvier, avec 18 jours travaillés et 18 tickets attribués.
Le dirigeant de TPE peut aussi tenir ce suivi lui-même, surtout lorsque les tickets sont commandés avant la clôture de paie. Avec une valeur faciale de 8,50 € et une participation employeur de 4,25 €, 18 titres représentent 153,00 € de valeur totale, dont 76,50 € financés par l'entreprise et 76,50 € par la salariée.
Les moments où le tableau devient utile
Le contrôle intervient avant chaque commande ou avant la transmission des éléments variables de paie. Un salarié absent 3 jours sur un mois de 20 jours ne doit pas être traité comme un salarié présent 20 jours : le nombre de tickets doit être recalé sur les jours réellement éligibles.
Dans une PME de 25 personnes, le responsable RH peut filtrer les lignes par service pour rapprocher les commandes de la Comptabilité, de la Production ou du Commercial. Le manager confirme les présences, tandis que la paie vérifie la retenue correspondant à la part salariale.
L'onglet Suivi Tickets Resto (image 1) est le point de saisie opérationnel. L'onglet Employés (image 2) sert de repère pour les collaborateurs et l'onglet Statistiques (image 3) donne une lecture séparée des données du fichier. Pour moins de 30 salariés, je recommande ce contrôle Excel mensuel plutôt qu'un outil lourd : il reste rapide à corriger quand un arrêt maladie ou une arrivée modifie la commande.
Les règles françaises applicables aux tickets restaurant
Une participation employeur encadrée
Le titre-restaurant est un avantage facultatif : le Code du travail, notamment l'article L3262-1, n'impose pas à l'employeur d'en attribuer. Lorsqu'il est mis en place, la participation de l'employeur doit se situer entre 50 % et 60 % de la valeur du titre pour bénéficier du régime social et fiscal applicable, dans la limite du plafond d'exonération fixé par l'URSSAF.
Avec un titre de 8,50 €, une prise en charge de 4,25 € correspond à 50 %. Une participation de 5,10 € correspond à 60 %. Le modèle affiche séparément ces montants dans les colonnes Part employeur (€) et Part salarié (€), ce qui permet de contrôler le partage avant la paie.
Un titre par repas éligible
Un salarié ne reçoit qu'un titre par repas compris dans son horaire de travail journalier. Les jours de congés payés, d'arrêt maladie, de congé maternité ou d'absence non travaillée ne doivent donc pas générer de titre. Le nombre saisi dans Tickets attribués doit rester cohérent avec les Jours travaillés.
L'utilisation est plafonnée à 25 € par jour et limitée aux jours où le salarié travaille et prend son repas dans les conditions prévues par le dispositif. Les règles d'utilisation auprès des commerces et les catégories de produits autorisées doivent aussi être respectées.
La part salariale est prélevée sur le salaire net, tandis que la part employeur est traitée avec les éléments de paie selon les règles sociales en vigueur. Le tableau ne remplace pas le bulletin de paie : il prépare les montants à transmettre à la gestionnaire de paie et facilite le rapprochement avec les commandes.
Pour éviter une erreur de taux, je conseille de saisir la valeur réelle du titre et de vérifier le plafond URSSAF applicable en 2026 au moment de la paie, plutôt que de recopier un montant ancien dans toutes les lignes.
Les écarts de tickets restaurant qui coûtent du temps et de l'argent
Le ticket attribué pendant une absence
L'erreur la plus fréquente est de commander automatiquement 20 titres pour chaque salarié à temps plein, sans retirer les absences. Pour une équipe de 12 personnes, 2 jours d'absence oubliés par salarié produisent 24 titres en trop sur le mois. À 8,50 € le titre, cela représente 204,00 € de valeur commandée avant même de traiter les régularisations.
Le problème devient plus visible avec un arrêt maladie déclaré après la commande. Si le tableau n'est pas corrigé, l'entreprise paie une part employeur indue et doit récupérer ou neutraliser les titres concernés. La gestionnaire de paie consacre alors du temps à rapprocher la commande, le compteur d'absence et la retenue salariale.
Une mauvaise répartition qui fragilise l'exonération
Une valeur de 8,50 € avec une part employeur de 6,00 € correspond à 70,59 %. Cette répartition dépasse la fourchette de 50 % à 60 % : la fraction excédentaire peut perdre le bénéfice de l'exonération sociale, ce qui augmente l'assiette des cotisations URSSAF. L'erreur porte parfois sur une seule colonne mal recopiée, puis se répète pendant 12 mois.
Les salariés qui changent de situation
Une arrivée en cours de mois, un temps partiel ou un changement de service rendent les listes standard dangereuses. Un salarié présent 15 jours et absent 5 jours ne doit pas recevoir automatiquement les mêmes 20 titres que ses collègues. Dans le modèle, la séparation entre Mois, Jours travaillés et Tickets attribués permet de repérer ce décalage avant la commande.
Autre point concret : une valeur faciale modifiée de 8,50 € à 9,00 € sans recalcul de la part salariale crée un écart de 0,25 € par titre si le partage reste à 50 %. Sur 200 titres, la différence atteint 50,00 €. Je préfère une validation humaine mensuelle à une commande reconduite sans contrôle.
Comment intégrer ce suivi à la clôture de paie mensuelle
Un rituel de 15 minutes avant la commande
Le fichier devient fiable lorsqu'il est associé à un créneau fixe, par exemple le 25 de chaque mois. Le manager confirme les absences, l'assistante RH met à jour les Jours travaillés, puis la paie contrôle la valeur unitaire et les deux parts financières avant l'envoi de la commande.
- Dupliquez l'onglet ou le fichier validé du mois précédent et renommez la copie avec le mois concerné.
- Utilisez une validation de données pour limiter les saisies de Service et de Mois aux valeurs prévues.
- Ajoutez une mise en forme conditionnelle lorsque Tickets attribués est supérieur à Jours travaillés.
- Bloquez les cellules de structure et laissez modifiables uniquement les colonnes de saisie.
- Archivez le fichier contrôlé avec le bon de commande et le récapitulatif transmis à la paie.
Un contrôle simple, mais systématique
Dans une entreprise de 25 salariés, le rapprochement porte sur 25 lignes et peut être réalisé avant la clôture mensuelle. Une ligne à 22 jours travaillés et 22 tickets, comme l'exemple de Thomas Petit en Production, est cohérente ; une ligne à 22 jours et 25 tickets doit être vérifiée avant validation.
Les onglets Employés (image 2) et Statistiques (image 3) doivent être consultés dans la même routine, sans créer de copies concurrentes. Une seule personne est désignée comme responsable de la version finale.
Le tableur atteint sa limite lorsque plusieurs établissements, plus de 100 salariés, des commandes multi-fournisseurs ou des historiques d'absence complexes exigent des contrôles automatiques. En dessous de 30 salariés, Excel reste souple ; au-delà, un SIRH ou un module de paie devient préférable pour les droits d'accès, l'historique et le rapprochement automatisé.
Au-delà de ce seuil, le passage à un modèle de bulletin de paie s’impose pour fiabiliser les droits d’accès, l’historique et le rapprochement automatisé.
Questions fréquentes sur ce modèle
Non. L'employeur n'est pas obligé de fournir des tickets restaurant. S'il choisit ce dispositif, il doit appliquer les règles d'attribution, de participation employeur et d'utilisation prévues par le Code du travail et les règles sociales.
La participation employeur doit être comprise entre 50 % et 60 % de la valeur du titre pour respecter la condition de répartition du régime social applicable. Le plafond d'exonération de l'URSSAF doit être contrôlé avec le montant en vigueur en 2026.
Le principe est d'attribuer un titre par repas compris dans l'horaire de travail journalier. Le nombre de tickets doit donc correspondre aux jours travaillés éligibles, après retrait des congés, arrêts et autres absences non travaillées.
Oui. La colonne Service de l'onglet Suivi Tickets Resto permet de rattacher chaque salarié à son équipe, par exemple Comptabilité, Ressources Humaines, Commercial, Production ou Marketing. Vous pouvez ainsi effectuer un contrôle par service.
Avec une répartition à 50 %, la part employeur est de 4,25 € et la part salarié de 4,25 €. Le modèle reprend cet exemple dans ses lignes de démonstration ; adaptez les montants à la politique de votre entreprise et au plafond social applicable.
Le tableau peut servir de support aux éléments variables de paie, mais il ne remplace pas le bulletin de paie ni le contrôle du logiciel de paie. Transmettez la version validée avec le nombre de titres, la valeur unitaire, la part employeur et la part salariale.
Rédigé et vérifié par
Sophie Moreau
Responsable RH (DRH)
Sophie Moreau est responsable des ressources humaines (DRH) avec plus de 15 ans d'expérience auprès de PME et ETI françaises. Elle a géré la paie, les congés, les contrats et la conformité au Code du travail pour des centaines de salariés, et conçoit chaque modèle pour coller à la réglementation française et au quotidien des équipes RH.